Publié par L'équipe dans Conseils santé & bien-être animal le 12/09/2026 à 09:18
Diarrhée, fientes anormales, digestion perturbée, baisse d’appétit ou amaigrissement peuvent accompagner différents troubles digestifs chez la poule, le lapin ou le pigeon.
L’intestin abrite naturellement une population très importante de micro-organismes. Cet ensemble constitue le microbiote intestinal. Parmi les bactéries que l’on peut retrouver dans l’environnement digestif figurent notamment des colibacilles comme Escherichia coli, des entérocoques et de nombreuses autres populations bactériennes.
La présence d’une bactérie ne signifie pas automatiquement qu’elle provoque une maladie. C’est notamment l’équilibre entre les différentes populations, l’état général de l’animal, son alimentation et ses conditions de vie qui participent au maintien d’un bon équilibre intestinal.
Le système digestif n’est pas un milieu stérile. Il abrite naturellement de très nombreuses bactéries qui participent à l’écosystème intestinal.
Lorsque cet environnement reste équilibré, il contribue au fonctionnement normal de la digestion et à la bonne utilisation des nutriments.
À l’inverse, différents facteurs peuvent perturber cet équilibre :
On parle alors parfois de dysbiose intestinale.
La dysbiose correspond à une perturbation de l’équilibre du microbiote intestinal.
Certaines populations bactériennes peuvent devenir proportionnellement plus importantes tandis que d’autres diminuent. Le fonctionnement digestif peut alors être moins stable.
Selon les situations, une dysbiose peut être associée à des selles anormales, une digestion moins régulière, une baisse de l’état général ou une moindre utilisation de la ration.
Le maintien d’une alimentation adaptée et de bonnes conditions d’hygiène est donc essentiel pour préserver l’équilibre de la flore intestinale.
Escherichia coli, souvent appelé E. coli ou colibacille, est une bactérie très répandue.
Elle peut être naturellement présente dans l’intestin de nombreux animaux. Toutes les souches d’E. coli ne sont donc pas pathogènes.
Certaines souches possèdent cependant des caractéristiques particulières pouvant être associées à des maladies. On parle alors notamment de colibacillose.
Les recherches telles que « E. coli poule », « colibacille poule », « colibacillose volaille », « E. coli lapin » ou « colibacille pigeon » sont donc fréquentes lorsque des troubles apparaissent dans un élevage.
Chez les poules et les autres volailles, certaines souches pathogènes d’E. coli peuvent provoquer une colibacillose.
Il est important de savoir que la colibacillose aviaire ne concerne pas uniquement l’intestin. Selon les circonstances, E. coli peut être impliqué dans différentes atteintes locales ou générales.
Les bactéries peuvent notamment profiter d’un animal déjà fragilisé, de conditions environnementales défavorables ou d’autres problèmes préexistants.
La qualité de l’air, l’humidité, la litière, l’eau de boisson et la densité des animaux ont donc une réelle importance dans la maîtrise de la pression bactérienne.
Chez le lapin, certaines souches d’E. coli peuvent être associées à des troubles digestifs et à des diarrhées, particulièrement chez les jeunes animaux.
Le système digestif du lapin étant très spécialisé, son équilibre alimentaire mérite une attention particulière.
Une ration riche en fibres, avec du foin de qualité disponible à volonté, contribue au fonctionnement normal de l’intestin et au maintien d’un microbiote stable.
Les changements de ration doivent également être réalisés progressivement.
Chez le pigeon, l’aspect des fientes donne de nombreuses informations sur l’état digestif, même si une fiente plus liquide ne correspond pas automatiquement à une diarrhée.
Dans les pigeonniers, l’eau et les mangeoires peuvent rapidement être contaminées par des déjections. Le nettoyage régulier du matériel constitue donc une mesure importante pour limiter la multiplication et la circulation de bactéries.
Les entérocoques, ou bactéries du genre Enterococcus, peuvent faire partie du microbiote intestinal normal de différents animaux.
Leur présence n’est donc pas automatiquement synonyme de maladie.
Certaines espèces ou certaines souches peuvent néanmoins se comporter comme des bactéries opportunistes lorsque les conditions deviennent favorables ou lorsque l’animal est fragilisé.
Chez les volailles, certaines infections à entérocoques peuvent notamment dépasser la simple sphère digestive et devenir systémiques.
Les termes streptocoque et staphylocoque désignent eux aussi de grands groupes de bactéries comprenant de nombreuses espèces différentes.
Elles ne doivent pas être considérées systématiquement comme des bactéries responsables de diarrhée. Selon l’espèce et la situation, elles peuvent être présentes dans l’environnement, sur la peau, les muqueuses ou être impliquées dans différentes infections opportunistes.
C’est pourquoi il est préférable de parler d’équilibre bactérien global plutôt que de considérer qu’une seule famille de bactéries explique tous les troubles digestifs.
Une diarrhée chez une poule, un lapin ou un pigeon ne signifie pas automatiquement qu’une bactérie est responsable.
Parmi les autres causes possibles figurent notamment :
L’observation de l’ensemble des signes reste donc importante.
Les bactéries intestinales sont notamment rejetées dans les déjections. Une bonne hygiène permet donc de limiter leur accumulation excessive dans l’environnement.
Ces mesures simples participent au maintien d’un environnement plus favorable au bon fonctionnement digestif.
Un intestin fonctionnel participe à la digestion, à l’assimilation des nutriments et au maintien de l’état général de l’animal.
Une alimentation complète, une eau de bonne qualité et de bonnes conditions d’élevage constituent la base de cet équilibre.
Lors des périodes où la sphère digestive est davantage sollicitée, certains propriétaires choisissent également d’intégrer à la ration un aliment complémentaire à base de plantes destiné à accompagner l’équilibre intestinal et le confort digestif.
Une diarrhée importante ou persistante, la présence de sang, un animal qui ne s’alimente plus, un amaigrissement rapide, une forte baisse de l’état général ou plusieurs animaux touchés simultanément doivent conduire à demander conseil à un vétérinaire afin d’en rechercher précisément la cause.
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