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Troubles entériques chez la poule, le lapin et le pigeon : colibacilles, Clostridium, diarrhée et entérite

12/09/2026 à 00:15

Troubles entériques chez la poule, le lapin et le pigeon : colibacilles, Clostridium, diarrhée et entérite

Diarrhée, fientes anormales, baisse d’appétit, amaigrissement ou digestion perturbée sont des signes fréquemment observés lors de troubles entériques chez la poule, le lapin ou le pigeon.

Ces déséquilibres digestifs peuvent avoir de nombreuses origines. Parmi les bactéries régulièrement évoquées lors de problèmes intestinaux figurent notamment les colibacilles, dont Escherichia coli, ainsi que différentes bactéries du genre Clostridium.

Clostridium perfringens est notamment connu pour son implication dans l’entérite nécrotique chez les volailles, tandis que les bactéries produisant les toxines botuliques sont responsables du botulisme.

Comprendre ces différents troubles permet de mieux surveiller ses animaux, d’améliorer l’hygiène de leur environnement et de favoriser le maintien d’un bon équilibre intestinal.

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Qu’est-ce qu’un trouble entérique ?

Le terme « entérique » désigne ce qui concerne l’intestin. Les troubles entériques regroupent donc différentes perturbations affectant le fonctionnement du système digestif.

Il peut s’agir d’une modification ponctuelle de la digestion, d’un déséquilibre du microbiote intestinal, d’une diarrhée ou d’une atteinte plus importante de l’intestin.

L’entérite correspond plus précisément à une inflammation de l’intestin. Ses causes peuvent être très différentes : bactéries, parasites, alimentation, déséquilibre du microbiote ou association de plusieurs facteurs.

Quels sont les signes d’un trouble intestinal ?

Les déjections constituent souvent l’un des premiers éléments qui attirent l’attention.

Parmi les signes qui peuvent être observés :

  • diarrhée ou déjections très molles ;
  • fientes anormalement liquides ;
  • présence inhabituelle de mucus ;
  • modification importante de la couleur ou de l’odeur des déjections ;
  • baisse d’appétit ;
  • amaigrissement ;
  • croissance moins régulière chez les jeunes animaux ;
  • plumage ébouriffé chez les oiseaux ;
  • animal moins actif ou restant davantage à l’écart.

Une diarrhée ne permet cependant pas, à elle seule, de déterminer quelle bactérie ou quel autre facteur est en cause.

Colibacille et E. coli : de quoi parle-t-on ?

Le terme colibacille désigne généralement la bactérie Escherichia coli, ou E. coli.

Il existe cependant de très nombreuses souches d’E. coli. Toutes ne présentent pas le même caractère pathogène et leur présence n’a donc pas toujours la même signification.

Certaines souches peuvent être impliquées dans des troubles importants chez les animaux. On parle alors notamment de colibacillose.

Les recherches « colibacille poule », « E. coli volaille », « colibacillose pigeon » ou « E. coli lapin diarrhée » sont ainsi fréquentes lorsqu’un animal présente des troubles digestifs ou une baisse importante de son état général.

Colibacillose chez la poule et les volailles

Chez les volailles, les bactéries E. coli sont naturellement très présentes dans l’environnement et le système digestif. Certaines souches dites pathogènes peuvent cependant être responsables de colibacillose.

La colibacillose aviaire ne concerne pas uniquement l’intestin. Selon la souche et la situation, différents organes peuvent être touchés.

La qualité de l’environnement reste donc particulièrement importante : litière, qualité de l’air, eau de boisson, mangeoires et densité des animaux influencent la pression bactérienne à laquelle les volailles sont exposées.

Colibacille et diarrhée chez le lapin

Chez le lapin, certaines souches d’E. coli peuvent provoquer une véritable colibacillose digestive.

Les jeunes lapins sont particulièrement sensibles. La maladie peut notamment s’accompagner de diarrhée importante, d’une perte d’état et d’un ralentissement de la croissance.

Le système digestif du lapin étant particulièrement sensible, le maintien d’une alimentation adaptée et riche en fibres joue un rôle essentiel dans le bon fonctionnement du microbiote intestinal.

Colibacilles chez le pigeon

Chez le pigeon également, certaines bactéries peuvent être associées à des troubles digestifs ou à une dégradation de l’état général.

Dans un colombier, la contamination de l’eau, des mangeoires et des surfaces par les déjections peut faciliter la circulation de nombreux micro-organismes.

Un nettoyage régulier, une eau propre et le renouvellement des zones très souillées permettent de limiter cette pression bactérienne dans l’environnement.

Clostridium : pourquoi ces bactéries sont-elles importantes ?

Le genre Clostridium regroupe de nombreuses bactéries différentes, largement présentes dans l’environnement.

Certaines peuvent également être retrouvées dans le système digestif sans entraîner systématiquement de maladie.

Le problème apparaît lorsque certaines conditions favorisent leur multiplication excessive ou la production de toxines bactériennes.

Deux noms reviennent particulièrement souvent chez les propriétaires de volailles : Clostridium perfringens, associé à l’entérite nécrotique, et les clostridies capables de produire les toxines responsables du botulisme.

Clostridium perfringens et entérite nécrotique chez la poule

L’entérite nécrotique chez la poule est principalement liée à une multiplication excessive de Clostridium perfringens dans l’intestin.

Cette bactérie peut être présente dans le système digestif sans provoquer systématiquement de problème. Certaines situations peuvent cependant favoriser sa prolifération et perturber fortement l’équilibre intestinal.

L’entérite nécrotique touche particulièrement les jeunes volailles mais peut également concerner les poules pondeuses.

Dans les formes importantes, les animaux peuvent présenter une forte baisse de forme, une diminution de l’alimentation, des troubles digestifs et une évolution parfois rapide.

Pourquoi parle-t-on d’« entérite nécrotique » ?

Le terme entérite nécrotique fait référence aux lésions importantes que la maladie peut provoquer au niveau de la muqueuse intestinale.

Lorsque Clostridium perfringens prolifère dans des conditions favorables, les toxines produites par certaines souches peuvent altérer l’intégrité de l’intestin.

Le fonctionnement digestif et l’assimilation des nutriments peuvent alors être fortement perturbés.

Coccidiose et Clostridium perfringens : quel rapport ?

Il existe un lien connu entre certaines formes de coccidiose et l’entérite nécrotique.

Lorsque la muqueuse intestinale est fragilisée, notamment lors d’une atteinte liée à certaines coccidies, l’environnement intestinal peut devenir plus favorable à la multiplication de Clostridium perfringens.

C’est pourquoi la gestion du système digestif doit être envisagée dans son ensemble : qualité de l’alimentation, maîtrise de l’humidité, hygiène de la litière, pression parasitaire et équilibre du microbiote sont étroitement liés.

Clostridium et dysbiose intestinale

Le système digestif héberge naturellement une multitude de micro-organismes qui constituent le microbiote intestinal.

Lorsque cet équilibre est perturbé, certaines populations bactériennes peuvent diminuer tandis que d’autres prennent davantage de place. On parle alors de dysbiose intestinale.

Une dysbiose peut modifier la digestion, l’aspect des selles et le confort digestif. Dans certaines situations, elle peut également créer un environnement favorable à la prolifération de bactéries indésirables.

Maintenir un microbiote équilibré constitue donc un élément important du bon fonctionnement intestinal.

Clostridium et troubles digestifs chez le lapin

Chez le lapin, les déséquilibres du microbiote peuvent avoir des conséquences particulièrement importantes.

Certaines bactéries du genre Clostridium peuvent être impliquées dans des entérotoxémies, notamment chez les jeunes animaux.

Chez le lapin, Clostridium spiroforme est notamment connu pour pouvoir produire une toxine responsable de troubles digestifs graves.

Une alimentation suffisamment riche en fibres participe au maintien du fonctionnement normal du système digestif et d’un environnement intestinal plus stable.

Botulisme chez la poule et le pigeon : quel rôle joue Clostridium ?

Le botulisme chez la poule, les volailles ou le pigeon est également lié à des bactéries du groupe Clostridium, mais son fonctionnement est différent de celui d’une entérite classique.

Le botulisme est principalement une intoxication provoquée par une neurotoxine botulique.

Les bactéries capables de produire ces toxines peuvent se développer dans certaines matières organiques en décomposition et dans des environnements pauvres en oxygène.

Les oiseaux peuvent être exposés en consommant directement une matière contaminée ou, dans certaines circonstances, des larves d’insectes ayant accumulé la toxine.

Quels sont les signes du botulisme chez une poule ?

Contrairement à l’entérite nécrotique, les principaux signes du botulisme aviaire sont surtout neurologiques.

Les premiers signes peuvent notamment être une faiblesse importante des pattes et une difficulté à se tenir debout.

Dans les formes plus avancées, une paralysie flasque peut apparaître et progresser progressivement.

C’est pourquoi une poule présentant une faiblesse brutale des pattes ne doit pas automatiquement être considérée comme souffrant d’un simple problème articulaire ou digestif.

Diarrhée, bactéries et équilibre intestinal : pourquoi l’environnement compte-t-il autant ?

L’intestin est en contact permanent avec des micro-organismes provenant de l’alimentation, de l’eau et de l’environnement.

Une forte contamination des abreuvoirs, des mangeoires ou de la litière augmente donc naturellement l’exposition des animaux.

Quelques mesures simples jouent un rôle important :

  • distribuer une eau propre et fraîche ;
  • nettoyer régulièrement les abreuvoirs ;
  • éviter que les déjections contaminent les aliments ;
  • maintenir une litière aussi propre et sèche que possible ;
  • retirer rapidement les aliments détériorés ;
  • éviter l’accumulation de matières organiques en décomposition ;
  • conserver les aliments à l’abri de l’humidité et des nuisibles.

Alimentation et microbiote intestinal

Une alimentation adaptée participe directement au maintien d’un bon équilibre digestif.

Les changements alimentaires trop rapides peuvent perturber le fonctionnement intestinal. Il est donc préférable d’effectuer les transitions alimentaires progressivement.

Chez le lapin, l’apport de fibres est particulièrement important. Le foin de qualité doit constituer une base essentielle de la ration afin de favoriser le fonctionnement normal du système digestif.

Chez les volailles et les pigeons, une alimentation complète et correctement conservée participe également au maintien d’un microbiote intestinal équilibré.

Que sont les aliments complémentaires naturels pour l’équilibre intestinal ?

De nombreux propriétaires souhaitent également intégrer des aliments complémentaires à base de plantes ou d’ingrédients d’origine naturelle dans la ration de leurs animaux.

Selon leur formulation, ils peuvent être destinés à accompagner des fonctions physiologiques telles que le maintien de l’équilibre intestinal, le confort digestif et le fonctionnement normal de la sphère digestive.

Ils peuvent ainsi s’intégrer dans une approche globale associant alimentation adaptée, bonne qualité de l’eau, entretien de la litière et surveillance régulière des animaux.

Quand faut-il demander conseil à un vétérinaire ?

Une diarrhée importante ou persistante, la présence de sang, un animal qui ne mange plus, une perte de poids rapide, une forte baisse de l’état général, plusieurs animaux touchés simultanément ou des signes neurologiques tels qu’une faiblesse importante ou une paralysie doivent conduire à demander conseil à un vétérinaire afin d’identifier précisément la cause.

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